Samedi 27 novembre 6 27 /11 /Nov 21:35

 



A S.E. Monseigneur VICTOR TONYE BAKOT

Archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Yaoundé.

 

 

 

 

 

 

 

 



Objet : Synode diocésain pour la jeunesse.

 

 

 

 

                        Mon cher Mbamba, Monseigneur,

                        Je me tiens respectueusement auprès de votre haute responsabilité pour vous faire part de ma haute considération et de ce sujet qui tente sans cesse notre courage. En ce jour, nous voulons organiser un synode diocésain pour la jeunesse. L’initiative est sans doute saluée par tous les citoyens, même ceux du Ciel, je parle ainsi implicitement de vos prédécesseurs et de nos ancêtres.

                        Monseigneur, moi je suis un fidèle catholique de longue date : depuis mes un an, mais surtout depuis la sixième. Je suis le fruit de l’évangélisation, l’évangélisation catholique, celle d’une petite communauté de quelques années à Eséka, qui aujourd’hui est dans le diocèse de Mamfé : la Communauté de St Jean et du Cœur Immaculé. Ensuite, j’ai grandi dans le diocèse d’Eséka en tant que « Enfant de Marie », mouvement de spiritualité mariale, et c’est là que je fais la connaissance de la Communauté Missionnaire de Cana dont je suis membre depuis quatre années. Je suis parrain de baptême de trois filleuls. J’ai vingt-deux ans.

                        Je suis un politicien, c’est le titre que j’aime à présenter aujourd’hui, et j’en suis fier. Je suis un étudiant (à Polytechnique). En fait, je lance avec bien d’autres citoyens dont Jacques Désiré Tsala, un chrétien fidèle, un parti politique appelé Parti des Serviteurs Loyaux de la Nation ; j’en suis le vice-président.

                        J’ai donc dans ce sens eu l’initiative du blog « lamouches » (lamouches.over-blog.com) qui sera opérationnel bientôt (dans la semaine).

                        Ici, il est question pour moi en tant que fils (non seulement nous sommes tous les deux des ressortissants Basa’a) pour vous faire part de quelques observations personnelles et communes. Je ne suis pas sûr de pouvoir le faire dans le cadre des rencontres prévues, vu mon emploi du temps. Allons donc au but…

                        Pour moi, il y a en premier la question de l’héritage culturel, historique et traditionnel de l’Eglise qui compte. J’en suis jaloux, du fait que cela a fait de moi, je dirais, un chrétien accompli. L’histoire de l’Eglise, et les multiples et 0-combien fantastiques histoires qui la façonnent sont à elles seules suffisantes pour faire des saints, missionnaires et apôtres, prêtres, prophètes et rois. Et la littérature spirituelle est infiniment sanctifiante.

                        En second, les questions liées à la prêtrise sont d’une importance sans égale. Il y en a beaucoup. Mais moi, je parle ici particulièrement de l’évangélisation : celle des communautés, celle du dimanche.

                        En effet, les prêtres, nos pères, les paroissiens en particulier, ceux qui détiennent l’unité de l’Eglise, n’ont pas toujours le souci de bien évangéliser, selon moi : ils ne préparent en général qu’un beau discours – peut-être pas beau même – qui ne tient pas compte de la réalité du vécu quotidien… C’est de cela que nous, mouvements et autres héritons.

                        Nous, en effet, c’est d’abord les chrétiens des mouvements, ensuite les prieurs (ceux qui se sont attachés uniquement aux rites, « sans berger »), les « chrétiens du dimanche » et les « l’Eglise m’a déçu». Les religieux, c’est le cœur de l’Eglise… Il ne s’agit pas d’eux ici.

                        Troisièmement, il y a la question des autres religions, du mieux civilisations… Leur originalité, le fait aussi que tous les hommes sont bien concernés par « le salut » en Jésus-Christ. Voyez-vous, les jeunes et même les vieux, chrétiens de la messe du dimanche, s’intéressent bien aux prédications du pasteur Joshua et à celles du père Hervé-Marie aussi bien qu’à celle du pote Patrice Nguema Ndong, etc !

                        Cependant, je suis fier de l’inculturation en cours et soutenue par les évêques. Mais le renouveau charismatique, semble –t-il, est « le renouveau de toute l’Eglise », selon les papes. Mais cela n’a pas peut-être encore fait ses preuves à vos yeux. Moi, j’ai eu beaucoup à admirer la beauté d’une Eglise vue à travers l’exemple de Baba Claude, fondateur de notre communauté missionnaire, charismatique, à l’image de ce renouveau de l’Eglise. Ce renouveau, beaucoup de prêtres blancs l’ont intégré dans leur défi de vie : la Communauté des Béatitudes, de l’Emmanuel, les Foccolare, etc.

                        Je vous remercie pour votre grande attention. Ce n’est que l’avis d’un jeune, vous savez. Et je suis heureux de poser cet acte que je n’imaginais pas poser, mon père.

                        Que le Seigneur vous soit de toute lumière pendant ce synode, et aux bonheurs de notre chère patrie et du monde, selon les espoirs de nos illustres parents tels que P. Engelbert Mveng et Baba Simon. Je suis cultivé, vous voyez de qui je tiens. Je serais heureux de faire votre rencontre un jour ou l’autre, mon père…

                        Ma demande est tout simplement un peu de patience à notre égard, la vie n’est pas aussi rose qu’à l’époque des années 70…

                        J’aurais bien aimé m’étendre, Monseigneur, mais je pense avoir tout dit.

 



Respectueusement et aimablement,

 

 

 

 

 

Louis Ronald Nseñ.

 

 

 

Par Ronaldo
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